J’ai testé pour vous … albums photo Pixbook

Posté par francevoyage le 7 juin 2009 - 15:41

Du moins, j’ai testé le logiciel de Pixbook qui permet de créer tranquillement chez soi des livres photos du format A7 à A3 en passant par le carré 21×21 et 30×30. Pixbook propose aussi de transformer vos photos numériques en calendriers, sets de table, posters et cartes de vœux personnalisés.

C’est lors d’un salon que j’ai découvert Pixbook.net il y a des années déjà. Les exemplaires de livres photos qui étaient présentés en démonstration étaient superbes. Les pages étaient imprimées sur du papier photo brillant et cela en jetait un max par rapport à la concurrence (Tictacphoto ou Photobook) où les photos étaient ternes, les points de trame visibles et les plages noires peu convaincantes. Avec Pixbook, on avait des couleurs éclatantes, bien saturées, des noirs profonds et aucune trame visible. Je gardais donc ce bon tuyau en réserve pour le jour où je me mettrais enfin à faire mes albums photos de voyage.

Ce qui me déplaisait par contre, c’était le type de reliure proposé. On n’avait le choix qu’entre spirale ou vis. L’avantage de la spirale, c’est bien sûr l’ouverture à plat mais ça fait un peu cheap. Avec les années, la spirale est devenue à la mode. La reliure avec 2 ou 3 petites vis est la même technique que les albums de timbres et les anciens beaux albums de mariage. On peut rajouter des pages mais une partie de l’image est perdue dans la pliure. Bref, j’attendais et filais entretemps le tuyau à Paul.

C’est donc Paul qui a expérimenté le premier Pixbook avec ses photos de vacances. Après ses premiers essais peu satisfaisants chez Photobook.be (Rossel), pas de doute, Pixbook était d’une qualité supérieure. Du coup, Paul a adopté Pixbook et passe par eux pour tous ses livres photos. Quelle classe son album A3 horizontal du Japon avec couverture imprimée plein format et sa solide spirale noire ! Il trône sur une étagère du salon, comme une oeuvre d’art. Paul a même pu tester l’étanchéité des pages après qu’un admirateur ait renversé par accident son verre sur l’album. Aucun dégât. Autant dire que vous pouvez maintenant baver d’admiration sur ses albums sans cause de dommages ;-)

L’année dernière, Paul a même réalisé un magnifique album de mariage carré 30 x 30 sur papier mat satiné avec couverture en simili cuir blanc et spirale interne. C’est à dire qu’extérieurement, la spirale est invisible, la couverture carrée rigide étant rabattue par dessus les pages reliées par la spirale. Un superbe travail, de Paul et de Pixbook. Les mariés étaient enchantés. Même pour l’oeil d’un photographe exigeant, la qualité est au rendez-vous. On trouve toujours mieux bien sûr mais il faut alors passer dans une gamme supérieure réservée aux photographes professionnels, celles des albums de grand luxe qui coûtent 2 à 3 fois plus cher.

Bref, convaincue, je me suis lancée dans le téléchargement gratuit du logiciel Pixbook et l’ai installé pour réaliser l’album de naissance d’une amie. Très récemment Pixbook a même créé des thèmes pour faire du scrapbooking et je dois dire que celui des mariages est vraiment très joli. Je l’ai donc installé aussi. Mais hélas, le système n’est absolument pas stable. Le programme se ferme sans arrêt sans avertissement. Je l’ai réinstallé mais rien n’y fait. Courageusement, j’ai insisté, relançant sans cesse le logiciel, sautant sur le bouton de sauvegarde à chaque ajout de photo puis j’ai jeté l’éponge. A part le thème mariage, les fonds disponibles ne sont pas terribles et les mises en page peu variées. Venant juste de terminer un album avec le logiciel Hofmann, je dois avouer que je ne retrouvais pas la même convivialité ni les mêmes possibilités de composition.

Dommage, j’aimais bien leur scrapbooking « mariage ». Il y a un choix de 42 compositions différentes toutes plus belles les unes que les autres et adaptées aux formats carrés ou rectangulaires. Néanmoins, les pages sont très chargées et ne mettent pas en valeur les photos. En fait, c’est le scrap qui est la vedette du livre et vos photos n’ont qu’à se plier aux contraintes des petits cadres qui leur sont réservés. Finalement, c’est une bonne solution pour présenter un album de mariage (ou de naissance) dont les photos ne seraient pas très réussies. Cela sauverait les meubles et tout le monde n’y verrait que du feu, ébloui par la beauté de l’album plutôt que par les photos qui s’y trouvent.

Pour les présentations plus professionnelles, optez plutôt pour le fond blanc et vos propres compositions sur papier mat satiné … à condition que le logiciel soit plus stable sur votre machine. Paul ne m’a jamais parlé de ce problème chez lui. Vous aurez peut-être plus de chance que moi. Notez que Pixbook utilise le profil couleur sRGB et qu’il est possible de se faire envoyer gratuitement une charte couleur à comparer ensuite à votre écran pour être sûr des couleurs finales. Quant au papier brillant, il a un magnifique rendu qui rappelle les tirages cibachrome.

Pixbook est une entreprise belge située en Flandres. Le site www.pixbook.net est disponible en français, néerlandais, anglais et allemand. Ils ont aussi réservés les noms de domaine Pixbook.be, Pixbook.fr, Pixbook.nl ou Pixbook.de. Les albums photos peuvent être envoyés en Belgique, aux Pays-Bas ou ailleurs.

Collaboration entre peintre et photographe

Posté par francevoyage le 4 mai 2009 - 12:11

Pour faire suite à l’article peindre ou dessiner d’après une photo rédigé précédemment, j’aimerais vous parlez d’une belle rencontre artistique entre une peintre et une photographe. Voici mon coup de coeur pour les peintures de Nathalie Scouflaire.

Il y a quelques mois, j’ai reçu un email émanant d’une peintre amateur. Celle-ci revenait d’un spectacle de tango qui l’avait fortement emballée et désirait faire une série de tableaux sur le sujet. Soucieuse de tout bien faire dans les règles au cas où un jour elle passerait à la vitesse supérieure (exposition et vente), elle sollicitait mon autorisation pour s’inspirer de mes photos.

peinture d'après photographie

tableau de Nathalie Scouflaire comparé à la photo originale de F. Demarbaix

Autorisation que je lui ai accordée après avoir jeté un oeil sur ses précédentes réalisations et lui avoir expliqué la législation en matière de droits d’auteur développée dans l’article susmentionné. Elle a choisi 5 images dans mes galeries (zut, les plus belles ! elle a eu le chic pour dénicher les meilleures ;-) et nous avons convenu qu’elle me verserait une commission si jamais elle vendait un jour ces tableaux. Passé ce premier contact un peu formel, nous avons commencé à correspondre, échangé nos expériences, nos passions et nos points de vue, découvrant chacune l’univers de l’autre et ses difficultés insoupçonnées. Difficulté pour le photographe de vivre de son art à cause des reproductions illicites qui sont autant de manque à gagner et difficulté pour le peintre de travailler autrement qu’à partir de photos.

peinture d'après photographie

tableau de Nathalie Scouflaire comparé à la photo originale de F. Demarbaix

Si je lui ai accordé mon autorisation, c’est parce que j’ai bien aimé son style et me suis dit qu’entre ses mains et pastels secs, mes photos ne risquaient pas d’être dénaturées ou enlaidies. Au contraire, j’étais curieuse de voir ce qu’elle pourrait bien en faire. Je lui ai fait confiance et n’ai pas été déçue. Dès la fin de chaque tableau, Nathalie m’en envoyait une copie par email en commentant les difficultés qu’elle avait eu à le réaliser et son degré de satisfaction face au résultat final. Je les ai tous approuvés et aimés, lui renvoyant mes impressions à chaque fois pour l’encourager. On note une progression de la technique au fil des tableaux ainsi qu’une prise d’indépendance par rapport au modèle original. Le dernier dégage beaucoup de classe et d’élégance. C’est mon préféré.

peinture d'après photographie

tableau de Nathalie Scouflaire comparé à la photo originale de F. Demarbaix

Ce cinquième et dernier tableau clôture pour le moment notre riche collaboration, Nathalie souhaitant passer à un sujet plus … dénudé. Nous gardons toutes les deux un excellent souvenir de ces quelques mois qui nous ont réunies artistiquement et humainement parlant. On est même devenues « amies » sur Facebook. Encouragée par cette première expérience très positive, Nathalie a tout naturellement contacté un autre photographe pour son nouveau sujet et devinez quoi … celui-ci a dit oui ! Comme quoi, il suffit d’être respectueux des autres pour que les portes s’ouvrent.

peinture d'après photographie

tableau de Nathalie Scouflaire comparé à la photo originale de F. Demarbaix

Il fut très intéressant de comparer la sensibilité de chacune. Déjà dans le choix des images reproduites, j’ai pu comprendre ce qui attirait Nathalie dans le tango, la sensualité certes, mais aussi la fusion des corps et l’abandon. Elle a aussi introduit dans ses tableaux de la tendresse qui n’était pas forcément présente dans les photos au départ. C’est l’avantage de la peinture par rapport à la photographie.

peinture d'après photographie

tableau de Nathalie Scouflaire comparé à la photo originale de F. Demarbaix

Remarquez aussi comme les tableaux rentrent plus dans le vif du sujet en n’hésitant pas à couper mains et jambes pour se concentrer sur l’entrelacement des corps. A bien y regarder, c’est fou comme un tableau ou une photo révèle d’informations sur la personnalité de son auteur. C’est bien là la définition des oeuvres de l’esprit. Chaque artiste y dévoile sa propre vision du monde.

Pour découvrir les autres oeuvres de Nathalie Scouflaire, je vous invite à visiter sa galerie sur http://nathaliesc.spaces.live.com/ Ses débuts sont très prometteuses et vous verrez que Nathalie a déjà sa patte personnelle.

J’espère que ce témoignage encouragera les peintres, dessinateurs et graphistes à prendre contact avec les auteurs des photos qui les inspirent plutôt qu’à leur dérober leur travail en douce. Non seulement ils sont dans l’illégalité mais ils se privent surtout de riches échanges humains et artistiques comme celui-ci. Collaborer dans le respect des droits de chacun devrait être la seule règle d’usage entre les vrais artistes.

Après tout, chaque partie, peintre ou photographe met tout son cœur et une partie de son âme dans ses réalisations.

10.06.2009 Nouvelle de dernière minute : Nathalie et moi exposerons ensemble à Bruxelles, l’automne prochain. Voir les infos.

photos : © France Demarbaix
peintures : © Nathalie Scouflaire

Comment protéger son blog contre le spam

Posté par francevoyage le 7 avril 2009 - 1:01

Depuis quelques jours, mon blog est la cible d’un spam intensif en provenance de 3 adresses IP. Vous n’en avez rien vu car WordPress a équipé son système d’une extension bien utile Akismet qui intercepte les messages indésirables et les place en quarantaine jusqu’à approbation ou suppression. Néanmoins, ce sont plus de 60 longs commentaires rédigés en anglais, bourrés de liens pour des médicaments qui ont envahi ma base de données ces trois derniers jours. J’ai heureusement trouvé une parade dont je vais vous livrer le secret ci-dessous.

Il faut tout d’abord savoir que les blogs réalisés (« propulsés » comme on dit) avec WordPress sont très répandus. C’est pourquoi, ils sont malheureusement la cible privilégiée des spammeurs. Pour ceux qui l’ignorent encore (est-ce possible?), les spams, ce sont de faux messages, rédigés en anglais, bourrés de pub et de liens qui n’ont rien à voir avec votre site et qui envahissent votre mailbox, votre livre d’or ou les commentaires de votre blog. C’est juste de la publicité intrusive, du marketing sauvage et forcé, une véritable prise d’otage de votre blog. Bref c’est horripilant.

WordPress a eu la bonne idée d’incorporer à sa plateforme d’administration une extension appelée Akismet qu’il faut absolument activer quand vous installez WordPress sur votre serveur ou votre hébergeur. Cette extension vous débarrasse de tous les messages indésirables en empêchant leur affichage sur votre blog. Néanmoins, ces messages restent bel et bien stockés dans votre base de données, bouffant de la place inutilement. Normalement, dans l’interface d’administration WordPress, après avoir consulté les messages indésirables pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas un vrai message arrivé là par accident, il y a un bouton à cliquer « tout supprimer ». Chez moi, ce bouton ne marche pas. Je dois donc aller les effacer à la main dans ma base de données en les sélectionnant dans la table wp_comments.

C’est une manoeuvre délicate qui n’est pas à la portée de tous. Il faut maîtriser l’interface phpMyAdmin, les bases de données MySQL et les tables. La moindre erreur et vous risquez de perdre tous vos commentaires ou vos articles. Bref, à réserver uniquement aux initiés. Par contre, il y a une manière assez facile d’interdire l’accès de votre blog à ces moteurs de spam en bannissant les adresses IP envahisseuses.

En installant votre blog WordPress, un fichier .htaccess a été créé automatiquement à la racine du blog. Téléchargez-le en local. Pour pouvoir l’ouvrir, il faut changer son nom. Renommez le fichier .htaccess en htaccess.txt. Du coup, il peut s’ouvrir avec WordPad. Le contenu ressemble à ceci :

# BEGIN WordPress

RewriteEngine On
RewriteBase /blog/
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-d
RewriteRule . /blog/index.php [L]

# END WordPress

Rajoutez les lignes suivantes au dessus ou en dessous, cela n’a pas d’importance :

deny from 194.8.75.163
deny from 194.8.75.149
deny from 194.8.74.220

Vous pouvez rajouter autant d’adresses IP à bannir que vous le voulez. Eviter de tester avec votre propre adresse IP, vous n’auriez plus accès à votre blog (c’est con, hein ?).

Sauvez ce fichier texte (htaccess.txt). Réexpédiez-le sur votre serveur distant. Effacez le .htaccess existant et renommez immédiatement le htaccess.txt en .htaccess. Vous pouvez essayer de le renommer en local mais votre PC risque de refuser c’est pourquoi il vaut mieux le faire sur le serveur distant.

C’est la solution la plus simple. Si ça marche pas, tentez ce code suivant (toujours à ajouter dans le fichier .htaccess) :

<limit GET POST>
order allow,deny
deny from 194.8.75.163
deny from 194.8.75.149
deny from 194.8.74.220
allow from all
</limit>

C’est le langage des serveurs Apache, les plus utilisés par les hébergeurs. Traduit en jargon compréhensible, ça veut dire : Limiter le postage des messages. Commencer par les accès autorisés puis traiter les accès refusés. Bloquer tous les messages provenant des adresses IP mentionnées après « deny from » et autoriser tous les autres. Ainsi, le spam n’atteindra même plus votre base de données. Il sera stoppé avant même d’arriver.

Si malgré ces lignes, vous recevez encore des messages de ces adresses IP, voici la dernière possibilité (assez méchante d’après ce que je comprends) :

RewriteCond %{REMOTE_ADDR} ^194\.8\.74\.[0-9]{1,3}$
RewriteRule .* http://127.0.0.1 [R,L]
RewriteCond %{REMOTE_ADDR} ^194\.8\.75\.[0-9]{1,3}$
RewriteRule .* http://127.0.0.1 [R,L]

C’est une règle de réécriture. Elle renvoie le spammeur vers son serveur local. Comme cela, il se spamme lui-même. Et pan dans la g… ! Le code ci-dessus va bannir toutes les adresses 194.8.74.0 à 256 et 194.8.75.0 à 256. C’est un peu expéditif comme solution car elle condamme certains visiteurs dont le seul crime est d’avoir le même fournisseur d’accès que les 3 spammers qui sévissent en ce moment. A vous de voir si les solutions présentées précédemment suffisent.

PS. Vous trouverez les adresses IP des expéditeurs de spams dans l’entête du message bloqué par Akismet, à côté de leur nom et fausse adresse email.

En tout cas, aujourd’hui, je n’ai plus eu le moindre message indésirable. Le système fonctionne !

Peindre ou dessiner d’après une photo

Posté par francevoyage le 4 avril 2009 - 18:50

Beaucoup de peintres et dessinateurs utilisent des photos trouvées à droite à gauche comme base d’inspiration de leurs tableaux mais cela est-il bien légal ? A-t-on le droit de peindre d’après une photo trouvée sur internet, dans un magazine, un livre, un calendrier ou sur carte postale ? Y a-t-il des modalités à respecter en matière de droit d’auteur ? Plusieurs visiteurs en quête d’information étant dirigés vers mon blog par les moteurs de recherche, j’ai donc décidé d’y consacrer un article complet.

Les artistes ignorent souvent qu’il y a des règles à respecter quand on s’inspire de photos et que l’on transforme l’œuvre d’autrui. La peinture d’après photographie comporte des obligations liées aux droits de l’auteur de la photo. Le photographe est un artiste aussi et il détient seul le droit de reproduction ou copyright sur les œuvres qu’il a créées (lire l’article Droits d’auteur pour les nuls). Vous devrez donc lui demander son autorisation écrite avant de reproduire sa photo en peinture, en dessin ou de l’incorporer à un montage graphique.

exemple de reproduction sans autorisation

exemple de reproducion sans autorisation d’une photo protégée par copyright

Si la photo est tirée d’un livre, un magazine, un calendrier ou une carte postale, vous devrez en plus obtenir l’accord écrit de l’éditeur. Et s’il s’agit d’un portrait représentant une personne reconnaissable, il vous faudra également l’autorisation de cette personne en vertu de son droit à l’image. Le photographe pourra vous communiquer ses coordonnées. Même s’il possède une autorisation du modèle, il n’est pas habilité à transférer son autorisation à une tierce personne ni à décider à la place du modèle de la nouvelle utilisation de son image.

Voici ce que dit la loi et le code de la propriété intellectuelle :

  • D’après l’article L.112-2 : Sont considérés notamment comme œuvres de l’esprit : les œuvres photographiques et celles réalisées à l’aide de techniques analogues à la photographie.
  • Selon l’article L 122-4 : toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque.
  • L’article L.113-2 al.2 définit une oeuvre composite comme étant une oeuvre nouvelle à laquelle est incorporée une oeuvre préexistante sans la collaboration mais avec l’autorisation de l’auteur de cette dernière ou de ses ayants droit (ex. : photographie incorporée dans une oeuvre d’arts plastiques). L’oeuvre composite doit respecter le droit moral de l’auteur de l’oeuvre préexistante.
  • L’oeuvre composite est la propriété de l’auteur qui l’a réalisée, sous réserve des droits de l’auteur de l’oeuvre préexistante (art. L.113-4 du code de la propriété intellectuelle).
  • L’auteur de l’oeuvre composite bénéficie sur celle-ci d’un droit d’auteur, mais ne peut l’exploiter qu’avec l’autorisation de l’auteur de l’oeuvre première qui doit être rémunéré en conséquence.

En résumé : Une photo est une œuvre artistique originale protégée par la loi relative au droit d’auteur. Une peinture inspirée d’une photo est une œuvre composite. Vous devez donc obtenir l’accord préalable de l’auteur de l’œuvre préexistante çàd du photographe avant de la reproduire et la transformer à votre sauce. Il faut aussi respecter son droit moral en citant son nom lors de toute représentation publique de l’œuvre composite et verser au photographe une commission sur la vente de votre tableau en paiement de ses droits d’auteur.

Par « droit moral », la loi entend également le respect à l’intégrité de l’oeuvre çàd que le photographe peut parfaitement s’opposer à toute adaptation, modification ou déformation de son oeuvre et refuser que sa photo soit reproduite en peinture s’il estime que cela lui fait de la concurrence ou dénature sa création originale. Ceux qui font de la photographie artistique n’ont pas envie qu’un autre profite de leur recherche de composition et de lumière ni du modèle qu’ils ont dû payer pour poser. Bref, il n’y a aucun risque à demander mais si c’est non, passez votre chemin.

exemple d'atteinte à l'intégrité de l'oeuvre

reproduction sans autorisation avec atteinte à l’intégrité de l’oeuvre

Une fois en règle avec ces modalités (autorisation du photographe, paiement éventuel d’un droit de reproduction et respect de la paternité de l’œuvre première), vous deviendrez pleinement titulaire des droits d’auteur sur votre tableau, dessin ou collage et pourrez alors l’exploiter comme bon vous semble, le montrer au public, le présenter sur le web, l’exposer dans une galerie, une exposition ou une foire et/ou le vendre.

Pensez à montrer le tableau fini au photographe, cela lui fera plaisir.

Qu’arrive-t-il si vous ne respectez pas ces règles ?

Rien tant que vous peignez ou dessinez pour votre usage personnel et que le tableau reste dans votre atelier ou votre salon. Par contre, dès que vous le diffusez en public, vous êtes coupable de contrefaçon aux yeux de la loi. Si l’auteur de la photo découvre un jour votre tableau sur le web, dans une galerie d’exposition, une salle de vente ou sur les murs de son dentiste, vous risquez d’être condamné à payer d’importants dommages et intérêts au photographe et au sujet photographié si ceux-ci vous intentent un procès en contrefaçon.

Dans la pratique, beaucoup d’artistes utilisent des photos sans autorisation. D’ailleurs, c’est la majorité des cas. Mais il faut savoir que cela comporte de gros risques. Tous les photographes ne vont pas faire de procès mais sans en arriver là, cela peut quand même coûter cher. Je vais vous conter la mésaventure d’une peintre suisse, professionnelle depuis 20 ans, qui a omis de respecter les droits d’autrui.

En cherchant des photos de tango avec Google Image, je tombe un jour sur un tableau qui me dit quelque chose. Pour en avoir le cœur net, je le compare côte à côte avec une de mes images.

peinture d'après photo

peinture et photo originale ayant servi de modèle

Pas de doute, malgré quelques petites modifications, c’est bien ma photo qui a servi de modèle. Le tableau, réalisé par une peintre professionnelle, est en vente sur le web. Je m’enquière de son prix et reçois une gentille lettre vantant le caractère unique de l’œuvre et le plaisir qu’elle a de le partager avec moi. Elle ne croit pas si bien dire … Quant au caractère unique, mon œil ! C’est en effet mon coup d’œil personnel qui a fait tout le boulot de composition et qui a su capter sur le vif cet instant unique au monde. Son tableau est un plagiat, une contrefaçon.

Renseignement et conseil pris auprès de ma société d’auteur, je lui ai réclamé 30% du prix de vente de son tableau soit 2x le taux normal puisqu’elle a omis de me demander mon autorisation préalable avant de reproduire, transformer et commercialiser un produit dérivé de mon œuvre. S’étant acquittée de sa dette, elle a désormais le droit d’exploiter le tableau mais l’expérience lui a laissé un goût amer. D’autant plus qu’elle a dû retirer de la vente 4 autres peintures reproduites sans autorisation d’après les oeuvres d’un peintre argentin très connu et encore bien vivant.

A l’inverse, je vous parlerai dans un prochain article d’une belle rencontre artistique faite à la suite d’une demande d’autorisation. Alors, amende salée ou riche collaboration, à vous de choisir dans quel camp vous préférez être !

La Balloon Parade débarque à Bruxelles

Posté par francevoyage le 7 mars 2009 - 7:55

Une Balloon Parade a eu lieu à Bruxelles ce samedi 28 février pendant les fêtes de carnaval. Une quinzaine de ballons géants à l’effigie de personnages de BD ont défilé en fanfare dans le centre-ville en monopilisant les grands axes de la capitale depuis la gare du Midi jusqu’à la gare du Nord.

Ballon Manneken Pis devant la Bourse

Manneken Pis

Cet événement marquait le coup d’envoi de l’Année de la BD 2009, le « Brussels 2009 BD Comics Strip » bien qu’il n’y eut que 4 ballons en fin de cortège représentant des héros de nos bandes dessinées belges : Spirou, le Grand Schtroumph, un Schtroumpf et l’Agent 212. En tête de cortège, on pouvait y voir aussi notre célèbre Manneken Pis et l’Atomium.

Ballon Atomium devant la Bourse

Atomium

Les autres ballons avaient été loués pour l’occasion aux Etats-Unis. En effet, la tradition des grandes parades remontent là-bas à 1924. Des spécialistes sont venus tout spécialement d’Amérique pour encadrer cette 1ère édition belge et aider au gonflage des ballons à l’hélium et aux manoeuvres de passage sous les obstacles tels que cables et feux de signalisation.

Ballon Spirou devant la Bourse

Spirou

Cette 1ère édition a bénéficié de la seule journée ensoleillée du mois de février. C’est peut-être ce qui a poussé 30.000 spectateurs, familles, enfants, touristes et photographes à assister à l’événement. Et les photographes, il y en avait ! Tous piégés par ce foutu contre-jour imposé par le parcours du sud au nord.

Ballon Schtroumpf

un Schtroumpf

En photographe expérimentée, j’avais calculé l’emplacement du soleil et choisi de me poster devant la Bourse pour faire mes photos. Ainsi, j’avais du recul, le soleil de côté et un beau décor pour mes images. De plus, je savais que tous les défilés marquent toujours un temps d’arrêt devant ce bâtiment. La Balloon’s Day Parade n’a pas manqué à cette tradition, les ballons effectuant même un tour complet sur eux-mêmes me permettant de les photographier sous toutes les coutures.

Ballon Agent 212

Agent 212

Les ballons étaient bien sûr accompagnés de fanfares belges et étrangères, de majorettes, groupes folkloriques et de quelques représentants des Gilles de Binche, carnaval oblige.

Espérons que le succès de cette première édition aura convaincu la Ville de Bruxelles et le Bureau des Grands Evénements de réitérer chaque année l’expérience. Ainsi la Balloon Parade deviendra peut-être notre futur Carnaval de Bruxelles !

Vous pourrez découvrir plus de photos de la Balloon Parade sur mon site.