Retrouver ses photos volées avec TinEye

Posté par francevoyage le 8 janvier 2009 - 17:45

Cela fait quelque temps que je vous parle d’un moyen efficace pour retrouver les photos volées. Fini le suspens ! Je vous présente TinEye, un nouveau moteur de recherche d’images qui va révolutionner la vie des photographes et secouer les « mauvaises » habitudes des internautes qui copient et publient des photos sur internet sans l’accord des auteurs en se disant qu’ils ne tomberont jamais dessus.

Ce qui est révolutionnaire, c’est qu’au lieu de chercher une image par mot clé, vous lui soumettez une photo et TinEye retrouve toutes les copies et variantes présentes sur le web.

Désormais, les pilleurs du web ne seront plus à l’abri, même s’ils ont pris soin de ne pas mentionner le nom de l’auteur, de ne pas faire de lien vers son site et même s’ils ont redimensionné, recadré, transformé, retouché, modifié ou recoupé l’image.

Pour l’instant, TinEye en est à la version béta mais sa puissance est déjà spectaculaire. Il balaie 1.01 milliards d’images en moins d’une seconde pour en extraire toutes les correspondances avec la photo que vous lui avez soumise. Ce n’est pas possible diront les sceptiques. Comment ça marche demanderont les autres.

En fait, TinEye ne stocke aucune image. Il explore le web comme un robot, analyse la structure des photos, en extrait par une formule mathématique complexe (algorithme) une signature digitale qu’il indexe dans sa base de données avec le nom du fichier image et sa source. Chaque photo fournie est analysée et la signature digitale qui en résulte comparée à celles indexées dans la base de données.

Si TinEye trouve une correspondance, il affiche les résultats sous forme de vignettes avec un lien vers l’image et vers le site où elle est affichée et ce même si la photo a été recadrée, redimensionnée ou modifiée. Génial, non ? Voir une petite démo.

Pas d’inquiétude avec les droits d’auteur dans ce cas-ci, Léonard est mort depuis plus de 70 ans ;-) Par conséquent, ses oeuvres sont tombées dans le domaine public.

Pour utiliser TinEye, il faut tout d’abord créer un compte. Ensuite, vous pourrez soumettre les images une par une, soit en les uploadant depuis votre PC (temporairement) sur TinEye soit en fournissant leur adresse url. Il existe aussi un plugin qui permet, une fois installé, de rechercher les images directement à partir de votre navigateur Internet Explorer ou Firefox. Clic droit sur la photo à rechercher, sélectionnez le menu « Search Image on TinEye » et vous avez les résultats qui s’affiche dans une nouvelle fenêtre.

TinEye permet aussi de retrouver un logo, le sigle d’une marque déposée, un personnage de BD, un tableau, la couverture d’un livre, d’un CD … Cet outil précieux dans la lutte contre le vol d’images et la contrefaçon peut aussi permettre de retrouver l’auteur original pour lui acheter les droits de reproduction ou une version plus grande et de meilleure qualité.

TinEye ne retrouve pas encore toutes les images car il lui reste une grande partie du web à explorer. Il se peut même que les photos originales sur votre site ne sortent pas dans les résultats. Mais TinEye s’emploie jour après jour à indexer la partie immergée de l’iceberg. J’ai ainsi déjà pu découvrir 3 photos volées et lancer les poursuites.

Je suppose que quand ce moteur aura exploré et indexé un grand pourcentage du web, la version définitive deviendra payante. Peut-être qu’alors il sera aussi possible de lui soumettre un lot de photos à tester plutôt qu’une image à la fois. Quoiqu’il en soit, cet outil suscite déjà un vif intérêt auprès des photographes et des sociétés d’auteur.

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En attendant, pour retrouver les autres photos volées, vous pouvez toujours recourir aux bonnes vieilles méthodes :

• le hasard … qui fait parfois bien les choses comme le dit le célèbre dicton.

• la dénonciation (oh le vilain mot) parlons plutôt de « bouche à oreille » ou de solidarité entre photographes.

• une recherche avec Google et consorts sur votre « nom prénom » et « prénom nom » pour voir ce qu’il en sort.

• une recherche de mots clés avec Google Image. Ma recherche sur le mot « tango » fut très très fructueuse dernièrement.

• la consultation des statistiques pour voir quel site fait un lien vers le vôtre. Sait-on jamais, vous découvrirez peut-être un internaute presque honnête qui a cité sa source. Oui ça arrive ! J’en ai eu ! Ils sont à moitié pardonné de ne pas avoir sollicité l’autorisation préalable. Mais à moitié seulement !

• une alerte Google qui vous envoie un email dès que les mots clés que vous surveillez apparaissent sur une page.

• une recherche sur des bouts de phrase ou les légendes de vos photos (entre guillements) peuvent aussi donner des résultats très intéressants. On découvre ainsi des textes volés et parfois les photos qui vont de pair.

• une recherche de hotlinks çàd de sites affichant vos images en venant les pomper directement sur votre serveur. C’est pas de la copie mais du vol de bande passante et c’est illégal aussi. Je vous renvoie vers le blog de Cédric Girard qui vous expliquera tout. Son site est d’ailleurs un excellent complément à cet article.

Pour conclure, si grâce à tous ces trucs et astuces vous retrouvez une de vos photos publiée sur un site sans votre autorisation, il vous reste à lire l’article recours en cas de violation de copyright

Légende des 13 pères Noël islandais

Posté par francevoyage le 24 décembre 2008 - 5:26

Les jeunes islandais ont bien de la chance. Ils n’ont pas un mais 13 pères Noël, les Jólasveinar. La traduction en « pères Noël » n’est pas exacte car il s’agit plutôt de lutins espiègles qui vivent dans une montagne près de Reykjavik et descendent en droite ligne de trolls.

Leur mère est une terrible ogresse nommée Grýla et leur père un paresseux du nom de Leppalúði qui préfère resté couché pendant que sa femme parcourt la lande pour attraper les enfants méchants qu’ils dévoreront ensuite. Le chat de cette singulière famille, Jólaköttur ou chat de Noël, est tout aussi redoutable. La nuit de Noël, il capture tout ceux qui ne portent pas de vêtement neuf. C’est pourquoi, la coutume veut que les enfants islandais reçoivent en cadeau de nouveaux vêtements à Noël. Ces trois personnages ont terrorisé des générations entières d’islandais.

Mais revenons à nos 13 lutins farceurs qui aiment bien jouer de vilains tours. Un par un, ils descendent en ville du 12 au 24 décembre avant de repartir l’un après l’autre jusqu’au 6 janvier.

Stekkjarstaur est le premier à venir le 12 décembre. Il se glisse dans les bergeries et rend les moutons fous en essayant de traire les brebis dont le lait est plus que rare en cette saison.

Giljagaur descend le 13 décembre et s’introduit dans les laiteries pour voler la crème du lait de vache dont il rafolle.

Stúfur qui arrive le 14 décembre gratte les fonds de casserolles pour en extraire les restes et les manger.

Þvörusleikir se glisse dans les cuisines et lèche les cueillères en bois qui ont servi à touiller la nourriture. On lui pardonne car c’est le plus maigre des treize.

Pottasleikir vient lècher les casserolles et les marmites le 16 décembre.

Askasleikir est un lècheur de gamelle. Il se cache sous les meubles le 17 décembre et vide tout bol de nourriture déposé par terre pour le chien ou le chat.

Hurðaskellir, le claqueur de porte, fait un boucan d’enfer dans la nuit du 18 décembre et empêche tout le monde de dormir.

Skyrgámur qui descend de la montagne le 19 décembre est un véritable goinfre. Il aime tant le Skyr (fromage blanc islandais) qu’il en mange à s’en faire éclater la panse.

Bjúgnakrækir quant à lui adore les saucisses. Il engloutit toutes celles qu’il arrive à attraper le 20 décembre.

Gluggagægir est tellement curieux qu’il épie par la fenêtre l’intérieur des maisons et s’empare des jouets qu’il trouve jolis.

Gáttaþefur, le lutin du 22 décembre, a un gros nez et renifle sous les portes. Il adore l’odeur des gâteaux de Noël. S’ils sentent bons, il tentera d’en chiper un ou deux.

Ketkrókur est un crocheteur de viande. Le 23 décembre est le jour où on prépare le mouton fumé en Islande. Il essaie donc d’attraper des morceaux de viande par la cheminée avec un crochet.

Kertasníkir, le dernier des lutins est un voleur de bougies. On dit aussi que c’est lui qui souffle toutes les bougies le soir du réveillon pour plonger la maison dans le noir pendant que les parents disposent les cadeaux sous l’arbre de Noël.

Vous voyez qu’il y a de quoi s’amuser durant l’avent dans les familles islandaises et que chacun mettra de la joie et de l’entrain à piquer de la nourriture ou lècher les plats en accusant les petits lutins.

Mais ces 13 lutins de Noël ne font pas que des bêtises. Ils déposent aussi des sucreries et des petits cadeaux dans les chaussures des enfants sages tandis que les méchants y trouvent une vieille patate. Les chaussures sont placées sur le rebord de la fenêtre 13 jours avant Noël et ces petits présents quotidiens permettent aux enfants de patienter jusqu’aux véritables cadeaux de Noël.

Ces dernières années est apparu un nouveau larron, Kortaklippir, le coupeur de carte bancaire, qui sévit quand on explose son budget en cadeaux de Noël. Avec la crise qui frappe l’Islande actuellement, il a dû faire beaucoup de victimes en cette fin d’année 2008.

Joyeux Noël à tous.

Texte : © France Demarbaix 2008

PS. Comme j’ai retrouvé mon texte copié intégralement sur un autre blog quelques heures à peine après sa publication, je signale à nouveau que mes textes ne sont pas libres de droits et ne peuvent être reproduits sans autorisation. J’aime partager les belles histoires et chacun est bienvenu pour les lire mais elles doivent rester ici, sur mon blog.

Protection des photos sur internet

Posté par francevoyage le 7 décembre 2008 - 15:49

Je vous avais parlé dans deux articles précédents des droits d’auteur spécifiques aux photographes et des recours en cas de violation de copyright mais l’idéal, bien sûr, serait de ne pas se faire voler ses photos lorsqu’on les publie sur internet.

Un photographe amateur ou professionnel peut vouloir montrer ses oeuvres sans pour autant accepter de les retrouver disséminées aux 4 coins du monde sans son accord. Voici donc quelques trucs et astuces pour protéger les photos publiées sur votre site web ou votre blog.
La première consiste à éviter que la barre d’outil image imagetoolbar n’apparaisse dans le coin supérieur gauche de vos images. Cela est facile en ajoutant cette ligne dans la partie <head> de vos pages : <META http-equiv= »imagetoolbar » content= »no »>

La seconde consistera à inhiber le clic droit pour éviter le déroulement du menu contextuel qui permet facilement d’enregistrer l’image, la copier ou connaître ses propriétés et son emplacement sur le serveur. Dans le tag <img> vous pouvez introduire le code javascript suivant : oncontextmenu= »return false ». Ainsi, le clic droit sera inactif uniquement sur l’image.

Bien sûr, il suffit à votre voleur d’inactiver le javascript de son navigateur et votre système de protection tombe à l’eau. A moins que vous n’ayez opté pour une galerie photo qui utilise justement le javascript pour agrandir les vignettes. Dans ce cas, si le javascript est désactivé, votre voleur n’arrivera pas à afficher vos images en grand.

La troisième parade est de lutter contre la possibilité de tirer (drag and drop) l’image vers le bureau, la barre d’adresse ou un logiciel de retouche ouvert dans la barre de tâche. Firefox a malheureusement prévu de faciliter la tâche des indélicats. Il faudra donc englober le tag image dans un lien qui ne mène à rien soit avec <a href=#> ou mieux encore <a href= »javascript:void(0); »>. Pour éviter de tromper votre visiteur avec un curseur main signalant un lien qui n’existe pas, il sera préférable d’utiliser un style css pour modifier l’apparence du curseur. Dans le tag lien, ajoutez : style= »cursor:default; ».

Bon nombre de photographes professionnels utilisent des sites réalisés en flash. L’avantage, c’est que les photos sont impossibles à prendre ou presque. Elles sont incluses dans un fichier .swf et Google Image est incapable de les référencer. On ne peut les visionner que sur le site du photographe. Le désavantage, c’est qu’un site entièrement fait en flash ne sera pas référencé convenablement. Il faut donc prévoir un site hybride où des galeries photo en flash seraient incluses dans un fichier html ou php. Vous pouvez en voir des exemples sur mon site www.photovoyage.org dans la section albums et Belgique.

Pour réaliser vos galeries photos en flash, je recommande chaudement les logiciels gratuits SimpleViewer et Postcardviewer développés par Airtight ou Jalbum agrémenté du skin Bananalbum.

Cependant, je me dois de vous dire la vérité : aucune parade n’existe contre la copie d’écran. Paf, voilà tous vos espoirs qui s’envolent. Hélas, dès qu’une photo s’affiche sur l’écran d’un ordinateur, elle est « copiable » par une simple pression sur la touche PrintScreen. Cela demandera cependant au voleur quelques manoeuvres pour transférer l’image dans un logiciel de retouche et recadrer l’image. Or, le voleur est souvent fainéant. Il veut tout tout de suite sans se donner de mal. Alors il faut lui mettre des batons dans les roues, histoire de lui compliquer un peu la tâche.

Primo, ne publiez jamais de photos haute résolution. Limitez la taille des images à maximum 600 x 400 pixels au format jpeg avec une compression de qualité moyenne à faible. Secundo, apposez toujours votre nom et copyright, de préférence à un endroit stratégique. Si vous le mettez dans un petit coin ou dans l’encadrement de la photo, il risque fort d’être recoupé par le voleur sans que la composition de l’image n’en souffre. N’hésitez pas à signer vos photos de manière visible avec © votre nom – votre site web en transparence. Pas besoin d’être professionnel pour avoir le droit de mettre son copyright. Tout auteur d’une image peut appliquer son droit de paternité en signant ses oeuvres d’un © suivi de son nom.

Comme cela, si par la suite vous retrouvez votre photo volée (j’ai un super tuyau à ce propos, patience !), vous pouvez directement facturer vos droits d’auteur au responsable du site sans avoir à prouver que vous êtes l’auteur de la photo. C’est écrit dessus !!!

J’avais mis en place pour mon premier site un système compliqué (voir galerie tango) qui combinait message d’alerte en cas de clic droit, impossibilité de voir le code source et remplacement de la photo par une autre image interdisant la copie lors du survol avec la souris mais cela n’a pas empêché un canadien de piller ma galerie pour alimenter son site.

J’en suis ravie car cela va me rapporter une coquette somme d’argent. En effet, il s’est crû plus malin que moi en détournant mon système antivol mais étant donné l’avertissement, il était parfaitement conscient du caractère frauduleux de son acte. Pas de pitié pour lui, je viens de lancer la société d’auteur canadienne à ses trousses. Ils vont donc lui facturer mes droits d’auteur majorés d’indemnités pour reproduction sans autorisation, atteinte à l’intégrité de l’oeuvre et à mon droit de paternité.

Bref, aucun système de protection n’est efficace à 100%. La tâche du photographe consistera donc surtout à faire de la prévention en avertissant l’internaute sur les risques encourus en cas d’infraction et à sévir si un indélicat s’est permis malgré tout de piquer une photo et la publier sur son site ou tout autre support. Apposez en bas de toutes vos pages une phrase du style : © 2008 Prénom Nom – Toute reproduction interdite – Tous droits réservés.

Dans un prochain article, je vous parlerais d’un moteur de recherche révolutionnaire qui permet de retrouver ses photos volées. Les beaux jours des pilleurs du web sont comptés …

Les islandais traités de terroristes

Posté par francevoyage le 28 octobre 2008 - 4:31

Chacun connaît mon amour inconditionnel pour l’Islande et son peuple issu en droite ligne des Vikings. Je suis abonnée aux alertes Google sur les mots « Islande » et « Iceland » et reçois ainsi chaque jour des nouvelles de tout ce qui est publié sur le web à ce sujet. Depuis quelques semaines, je suis donc de près l’actualité de la crise financière et ses rebondissements. Je vais pas vous faire un cours d’économie car de toute manière je n’y connais rien.

Disons que l’Islande a été plus durement touché que les autres pays car il n’y a que 320.000 habitants et que les banques islandaises ont attiré beaucoup d’épargnants étrangers par leurs taux très intéressants mais ne possèdent pas les liquidités correspondantes. Et maintenant que les épargnants étrangers paniquent et se précipitent dans les succursales européennes de ces banques pour récupérer leurs avoirs, l’Islande ne sait plus suivre.

Je vous passe les péripéties (rachat par l’Etat des trois banques principales comme cela s’est fait en France et en Belgique, vente de l’Islande sur eBay pour 0,99 €, comptes étrangers bloqués pour éviter la faillite de l’Islande, demande de prêt à la Russie non aboutie, demande d’intervention du Front Monétaire International, etc …). Ce dont je voulais vous parler, c’est de la réaction originale du peuple islandais traités comme des terroristes par le premier Ministre anglais Gordon Brown.

En effet, le 8 octobre dernier, le gouvernement anglais, craignant que les épargnants anglais ne soient pas remboursés, a appliqué les lois de « lutte contre le terrorisme » contre l’Etat islandais pour geler tous les avoirs islandais en Grande-Bretagne. Gordon Brown a utilisé cette mesure extrême qui a précipité la crise et plongé dans l’abîme la dernière banque islandaise encore sur pied. La banque Landsbanki et le gouvernement islandais ont été mis sur la liste noire des « régimes sujets à des sanctions financières » rejoignant ainsi Al-Qaida, les Talibans, l’Iran, la Corée du Nord, le Soudan et consorts.

D’abord abasourdis, les islandais ont voulu réagir dignement à cette attaque en lançant une pétition Icelanders are not terrorists sur le site www.indefence.is mais le plus savoureux est la galerie de portraits humoristiques qu’ils ont mis en ligne pour montrer à Gordon Brown à quoi ressemblent ces soit-disant terroristes islandais, ces dangereux criminels aux gueules d’ange. Même Sigur Ros y a participé.

Les islandais ont toujours été des durs à cuire avec un humour indéfectible. Déjà dans les « Sagas Islandaises », ces récits relatant les péripéties des premiers colons norvégiens arrivés sur cette terre ingrate remplie de brumes et de mystères, ils s’entretuaient en rigolant et en lançant des répliques irrésistibles dans les pires moments.

Ils s’en sortiront, ils en ont vu d’autres et des bien pires … puis au passage, profitez-en pour signer la pétition comme je l’ai fait.

Hébergement de site internet et blog

Posté par francevoyage le 14 octobre 2008 - 4:36

L’article précédent donnait quelques conseils pour améliorer son référencement mais peut-être en êtes-vous encore à l’étape précédente qui consiste à trouver un bon hébergeur pour votre site ou votre blog.

Pour rappel, un hébergeur est une société qui possède plusieurs serveurs allumés en permanence et qui loue de l’espace aux webmasters sur ces serveurs pour y stocker leur site ou blog. Ainsi les pages sont accessibles aux internautes à toute heure du jour et de la nuit.

LES BASES DU WEB

Me rappelant mes débuts et la confusion entre tous ces termes nouveaux, voici un bref récapitulatif destiné aux novices. Que les initiés passent tout de suite au chapître suivant. Attention l’info est concentrée, accrochez-vous bien.

Internet est un gigantesque réseau d’ordinateurs tous reliés entre eux et allumés en permanence. Ils sont appelés serveurs et ils vous envoient à la demande les pages des sites qui y sont stockés. Les requêtes sont envoyées depuis votre ordinateur sous forme d’adresse url : le fameux http://www.machintruc.com/la-page-que-je-veux.htm où www.machintruc.com est le nom de domaine.

Pour vous connecter au réseau internet depuis votre ordinateur, vous avez recours à un fournisseur d’accès ou FAI. C’est Skynet, Belgacom, Tele2, Alice, Orange, Free, Neuf, etc… Bref celui qui vous fournit l’ADSL. Certains fournisseurs d’accès offrent d’office à leurs abonnés un espace web gratuit de quelques Méga. Dès lors, il arrive qu’on confonde parfois fournisseur d’accès et hébergeur.

C’est votre navigateur (Internet Explorer, Firefox, Netscape, Safari ou Opéra) qui traduit votre demande en jargon informatique (selon un protocole appelé Hyper Text Transfer Protocol ou http) et l’envoie vers un serveur DNS ou Domain Name Server qui s’occupe de la diriger vers le serveur où le site et la page sont stockés. Le serveur DNS est une sorte de centre de tri qui sait où le site est physiquement hébergé et qui envoie la demande à son destinataire en passant de serveur en serveur.

Tout ordinateur relié au réseau est identifié par une adresse IP, une série de 4 nombres allant de 0 à 256 du style 102.76.256.74. Le serveur qui héberge votre site a donc une adresse IP fixe et bien définie. Comme il est plus facile pour les humains de retenir des mots plutôt que des chiffres, on a inventé les noms de domaine.

Enregistrer un nom de domaine consiste à prévenir tous les serveurs DNS du monde entier que le site correspondant à ce nom de domaine est hébergé à telle adresse IP. On peut donc changer d’hébergeur (stocker son site ailleurs) sans changer de nom de domaine. Il suffit d’avertir les serveurs DNS que l’adresse IP correspondante a changé.

Le rôle du serveur DNS est de retenir toutes ces correspondances et transférer la demande au bon endroit. Tous les fichiers qui composent la page sont alors envoyés en suivant le chemin inverse vers votre ordinateur. Le navigateur retraduit le jargon informatique en données graphiques et la page demandée s’affiche sur votre écran. Notez que votre ordinateur a aussi une adresse IP mais qui varie à chaque connexion.

QUEL HEBERGEUR CHOISIR ?

Les critères à prendre en compte lorsqu’on choisit un hébergeur sont généralement le prix, l’espace disponible, la géolocalisation du serveur, le langage de programmation, les bases de données, les services offerts tels que nombre d’adresses e-mail, support technique, anti-spam, anti-virus et compagnie.

Comme dit plus haut, certains fournisseurs d’accès offrent à leur abonné un espace web gratuit. Mais généralement, l’espace est limité (100 Mb), il n’y a pas de langage php, ni de base de données disponible. De plus, le nom de domaine est du style http://users.skynet.be/votrenom ou http://votrenom.free.fr Cela peut suffire pour commencer.

Il y a aussi des hébergeurs qui vous proposent de l’espace gratuit mais ces sociétés ne sont pas philanthropes et en échange de leurs bons services, vous verrez vos pages infestées de publicité et de popup plus énervants les uns que les autres pour vos visiteurs. C’est le prix à payer pour ne rien payer. De plus, là aussi les services sont plus que limités. De nos jours, il n’existe plus de bons tuyaux dans ce domaine.

Pourquoi ne pas envisager alors de payer quelques euros pour bénéficier de votre propre nom de domaine et d’un hébergement offrant plus de possibilités ? Depuis bientôt un an, je suis chez One.com et n’ai jamais eu à m’en plaindre. Bien au contraire. L’espace disponible pour 1,25 Euro par mois est passé de 1000 Mb à 3000 Mb sans supplément quand One a développé une galerie photo livrée clé en main il y a quelques mois.

Même si vous n’y connaissez rien en html, vous pouvez créer votre site, votre galerie photo ou votre blog en 3 clics. Choisir son apparence, changer les couleurs … Et ceux qui s’y connaissent pourront utiliser les langages PHP, ASP et disposer d’une base de données MySQL, indispensable pour développer des pages dynamiques, une photothèque PhpWebGallery ou créer un blog WordPress.

J’ajouterais aux avantages, le Live Help 24h/24h, un système de chat pour poser ses questions en direct à un technicien en français ou en anglais. Je l’ai déjà testé la nuit et le dimanche. Il y a toujours quelqu’un de l’autre côté de l’écran pour vous aider.

Tenté par One.com ? Découvrez alors leur site en suivant ces liens :

Pour la Belgique :


Pour les belges, le nom de domaine en .be est même offert la première année ! Si vous avez déjà un nom de domaine, pas de problème, One s’occupe du transfert et de prévenir les DNS.

OVH.com, où j’étais avant, propose également des hébergements fiables et pas chers, adaptés à vos besoins réels. Mais à prix égal, vous aurez moins de services et d’espace. Par contre, OVH propose des solutions variées pour les associations, les entreprises ou les webmasters gérant les sites de plusieurs clients. Ainsi, il est possible d’héberger plusieurs sites différents sur le même espace loué et de lier chacun à un nom de domaine différent.

Pour héberger les sites de grosses sociétés où la sécurité est cruciale (back-up, anti-virus et anti-spam), où le traffic nécessite une large bande passante, avec gestion de nombreuses adresses e-mail (pour tous les membres du personnel, par exemple), sous-domaines, bases de données illimitées, etc … c’est plutôt infomaniak.ch que je recommanderais. La boîte est suisse et donc hyper fiable mais les prix sont à la hauteur du service : 90 Euro TTC la première année puis 120 Eur les années suivantes. Pour une entreprise ou une grosse asbl, le coût est plus que raisonnable mais pour un particulier, cela revient cher et excède probablement ses réels besoins. Notez que le nom de domaine est inclus.

Le tout dernier point concerne la géolocalisation. Il vaut toujours mieux choisir un hébergeur dont les serveurs sont situés à proximité de chez vous et de votre public cible çàd dans un pays limitrophe. Le téléchargement des pages n’en sera que plus rapide. Bref, si votre site s’adresse aux français, belges et suisses, inutile d’héberger votre site en Amérique. Les pages devront traverser l’Atlantique avant de s’afficher et la mise à jour de votre site prendra plus de temps.

De plus, Google semble aussi tenir compte du critère de géolocalisation dans le référencement. Il sera très difficile par exemple pour un site hébergé en France d’attirer du public anglophone même si le site est entièrement rédigé en anglais.