Petit guide du référencement

Posté par francevoyage le 7 octobre 2008 - 4:34

Si vous avez un blog ou un site web, vous souhaitez sans doute le faire connaître au delà de votre cercle d’amis et que les moteurs de recherche le référencent dans les premières pages. Je vais donc vous livrer tous les secrets du référencement et quelques conseils faciles à mettre en place pour améliorer votre audience.

Richard Soberka qui gère le site www.photoway.com depuis 10 ans (près de 100.000 pages visitées par jour) m’a largement « initiée » à cet univers impitoyable qu’est Google et compagnie ;-)

Pourquoi impitoyable ? Parce qu’avec Google, c’est la pluie et le beau temps sans qu’on sache vraiment pourquoi. Ils utilisent des algorithmes compliqués qui tiennent compte du PageRank (le nombre de liens réciproques ou backlinks), des métatags (des balises html invisibles à mettre en tête de page), des mots-clés qui se répètent dans le contenu du texte, du nom de domaine, des titres des pages, des titres des paragraphes, des noms des pages, de l’ancienneté du site, les tentatives de tricherie pour être mieux classés … Et ces critères et les formules de calcul changent au fil des humeurs de Google ce qui explique la disparition soudaine ou le déclassement d’un bon site du jour au lendemain.

Au début, lorsque j’ai créé mon site de photo de tango, je n’ai pas fait attention au référencement et je me suis retrouvée en tête de classement sans avoir cherché à y être. Comment ? Mon site s’appelait bêtement phototango et on y retrouvait des photos de tango. Le sujet était très pointu et spécialisé.

Pour mon site de voyage, j’ai suivi le même exemple. J’ai choisi un nom de domaine qui se rapportait au contenu : photovoyage puisqu’on y trouverait des photos de voyage. Cette fois, j’ai tenu compte des conseils glanés sur divers sites internet. En voici les principes généraux en vigueur actuellement mais qui, je le rappelle, peuvent changer du jour au lendemain.

1) Choisir un nom de domaine en rapport avec le contenu. Pas votre propre nom, les gens ne le connaissent pas à moins que vous soyez Yann Arthus Bertrand. Un nom de domaine pas trop long, facile à retenir, contenant des mots clés, pas plus de trois, séparés ou non par des tirets. Demandez-vous quels mots vous taperiez dans google pour tomber sur votre sujet.

2) Donner des noms explicites à vos pages et vos répertoires. Google est capable de reconnaître des mots collés les uns aux autres. Mieux vaut une page appelée photo-de-plage-paradisiaque.html ou photodeplageparadisiaque.html plutôt que page2.html

3) Remplir le tag <title></title> de chaque page et prendre soin de mettre des titres différents en rapport avec le contenu de ces pages. Ce titre doit décrire le contenu de la page et non du site.

4) Si vous avez des photos ou des images dans la page, légender les images en ajoutant un attribut alt= » » au tag <img> et donner un nom explicite au fichier photo. Exemple : <img src= »images/hveravellir.jpg » alt= »source chaude sur le site geothermique de Hveravellir en Islande »>

5) Dans le texte, mettre des titres au différents paragraphes avec les balises <h1><h2><h3>

6) Dans la partie <head>, en plus de la balise <title>, remplir avec soin les tags <META name= »description » content= »décrire ici avec des phrases le contenu de la page »> et <META name= »keywords » content= »ecrire,ici,vos,mots,clés,au,singulier,et,au,pluriel »>. Cette dernière balise a de moins en moins d’influence et d’impact. Ne perdez donc pas trop de temps avec les mots-clés. Google préfère les chercher lui même dans le texte, le titre, la description, le nom de la page et le nom de domaine.

7) Essayer de répéter vos mots-clés plusieurs fois dans le texte, sous leurs différentes variantes tout en restant naturel (exemple : islande, islandais, islandaise, islandaises) mais sans exagération.

8 ) Proscrire les sites en flash. Eviter les frames et les menus fait d’images. Mieux vaut un lien texte qu’un lien image. Google est capable de lire mais pas de « voir » une image. Pour les liens du menu, mettre des mots clés. Exemple pour votre carnet de voyage, mieux vaut mettre « Gulfoss-Geysir-Thingvellir » au lieu de « jour 1 » ou pire « 02 juillet 2007 ».

Voici pour l’essentiel. Un des meilleurs conseils que j’ai lu c’est de rester naturel, de ne pas viser à tout prix le référencement, de soigner plutôt la qualité du contenu, son intérêt et de ne pas envahir ses pages de pub.

Le placement d’un compteur de statistiques discret gratuit sans pub tel que Xiti permet de mesurer l’audience et voir quelles pages ont le plus de succès auprès des internautes et ainsi s’améliorer au fil du temps.

On peut aussi faire des échanges de liens avec des sites en rapport avec le vôtre mais c’est un boulot monstre qui ne rapporte pas grand chose. Soumettre son site dans les annuaires gratuits donne plus de résultats. Voici une liste d’annuaires gratuits n’exigeant pas de lien en retour : www.liste-annuaires.com/

J’ai été longue, merci d’être arrivé au bout ;-)

Faites-vous plaisir, ne négligez pas ces quelques points faciles à réaliser et votre travail sera vu par des milliers d’internautes, une juste récompense après un tel boulot.

Recours en cas de violation de copyright

Posté par francevoyage le 3 octobre 2008 - 20:39

Après avoir expliqué en quoi consistent les droits d’auteur des photographes amateurs comme professionnels, il est temps d’aborder le cas où vous retrouveriez votre photo publiée sur un autre site web, dans un journal ou carrément dans un livre ou un catalogue de voyage sans votre accord. Quels sont vos recours ?

Beaucoup de photographes se sentent impuissants ou haussent les épaules en se disant que c’est inévitable sur le net. D’autres se sentent très fiers d’être publiés pour peu que le « voleur » ait eu la décence de mentionner leur nom, ce qui est rarement le cas. Puis, entre nous, qui se soucie de lire le nom des auteurs ? Pour un débutant qui cherche la notoriété, il pourra tout au plus se vanter dans son CV d’avoir été publié en oubliant de préciser que c’était à son insu mais qu’est ce que cela lui rapporte en fin de compte ? Rien.

Je ne parle pas ici de ceux qui acceptent de donner leurs images gratuitement en échange de la publication de leur nom. C’est leur choix et je l’ai fait aussi par le passé. Mais que peuvent faire ceux à qui on n’a pas demandé leur avis avant de s’approprier leur travail et qui décident de réagir ?

Tout simplement, faire valoir leurs droits en contactant le responsable du site ou du blog ou l’éditeur responsable s’il s’agit d’une publication papier. Comme son nom l’indique, il est responsable de ce qui est publié. Il faut bien sûr au préalable rassembler toutes les preuves au cas ou la personne indélicate ferait disparaître la photo de son site pour nier ensuite son forfait. Le terme exact est délit de contrefaçon.

1) Rassembler les preuves

Personnellement, je fais des copies d’écran, je télécharge la page internet sur mon PC (Fichier/Enregistrer sous …) ou je me procure la page du journal. Je relève également l’adresse url de la photo elle-même (l’emplacement où elle a été stockée sur le serveur) car souvent celui qui retire la photo de son site garde une copie illicite sur son serveur. Je note même la date où elle a été uploadée sur le serveur, histoire de calculer depuis quand elle est publiée.

Si vous avez dans vos relations un huissier de justice, pas d’hésitation, faites lui constater l’infraction. Son constat aura un poids certain dans les négociations. Idem si vous êtes membre d’une société de droits d’auteur. En Belgique, vous avez le choix entre la Sabam et la Sofam. En France, il y a l’UPC (Union des Photographes Créateurs), l’ADAGP, la SAIF et la Scam. Pas besoin d’être professionnel pour y adhérer.

2) Trouver les coordonnées du responsable

Pour un site web, on trouve les coordonnées du responsable soit sur le site même soit en cherchant avec whois.net qui a enregistré le nom de domaine. Pour les blogs, forums, Myspace ou autres sites communautaires, il suffit de s’inscrire gratuitement et d’utiliser les commentaires ou la messagerie privée pour entrer en contact avec le membre.

Si celui-ci ne réagit pas, vous pouvez alors vous adresser plus haut, à l’organisme qui offre les services pour lui demander de supprimer le compte du membre qui a violé leurs conditions générales. En effet, chaque fois qu’on s’inscrit à ce genre de communautés, on doit approuver les conditions générales qui stipulent qu’on est bien le titulaire des droits de reproduction des photos et des textes publiés. Ce qui n’est pas le cas si votre photo s’y retrouve sans votre accord.

Je viens d’avoir le cas sur Myspace.com et Slide.com où une artiste utilisait mes photos pour faire sa promotion sans avoir « pensé » à mes les payer auparavant. N’obtenant de sa part aucune réponse à mes messages, j’ai introduit une plainte pour violation de droits d’auteur auprès de Myspace et Slide. Slide a réagi dans les 24h en supprimant le diaporama incriminé et Myspace a effacé les photos de son serveur endéans la semaine.

Un ami qui ne recevait aucune réponse d’un site qui utilisait ses photos dans un but commercial a réussi, en contactant l’hébergeur à faire tout bonnement supprimer l’entièreté du site de cette agence de voyage. Comme quoi, ne désespérez pas !

Pour les journaux, livres et brochures, les coordonnées de l’éditeur responsable se trouvent toujours mentionnées dans les premières ou dernières pages.

3) Que dire et comment le formuler ?

Dans tous les cas de figure, le ton de votre lettre doit être ferme mais courtois. Evitez de vous montrer agressif ou menaçant ni à l’inverse suppliant. Vous êtes dans votre droit, vous le savez.

Présentez vous comme l’auteur de la photo, joignez une petite vignette pour identifier l’image en question, éventuellement l’url de la page où elle se trouve, dites que vous avez constaté sa reproduction et sa publication sans votre autorisation et sans que vos droits d’auteur (droit de reproduction ou copyright) n’ait été versé.

Mentionnez si vous le souhaitez que l’infraction a été constatée par un huissier de justice ou votre société de droits d’auteur ou que vous avez réuni les preuves et les tenez à disposition des autorités compétentes. Proposez alors une régularisation de la copie illégale par un règlement à l’amiable. Et là, c’est le moment d’exposer vos revendications. Elles peuvent varier en fonction de l’importance du délit.

Ne vous lancez pas dans l’explication de vos droits ni dans des accusations ni des suppositions sur le « où » et « comment » ils ont eu la photo. Peu importe, c’est celui qui la publie qui doit s’assurer qu’elle était libre de droits. Pas à vous de prouver qu’elle ne l’était pas. S’il n’est pas en possession de votre autorisation écrite, il est mal barré.

4) Que réclamer ?

Il faut tout d’abord voir à qui vous avez affaire et dans quel contexte la photo est exploitée.

S’il s’agit d’un adolescent qui illustre son blog, le mieux est de lui expliquer que vous êtes l’auteur de la photo et qu’il aurait dû vous demander l’autorisation avant de la publier. Là, vous pouvez soit lui demander de la retirer immédiatement soit exiger qu’il mentionne votre nom et l’adresse de votre site à côté de la photo. C’est un échange de bons procédés, il peut continuer à afficher l’image et en échange, cela vous fait un backlink (un lien vers votre site) de plus en plus utile de nos jours pour le référencement dans Google et les autres moteurs de recherche.

S’il s’agit d’une association sans but lucratif, vous pouvez soit agir comme ci-dessus en leur sonnant les cloches soit leur réclamer un dédommagement financier ou en nature. En effet, c’est pas parce qu’ils ne gagnent pas d’argent avec votre photo qu’ils ne doivent pas respecter les lois. Ah ? Ils ne savaient pas ? Ben voyons, c’est trop facile comme excuse ! Leur maman ne leur a pas appris à ne pas voler à l’étalage de l’épicier ? S’ils n’ont pas les moyens ou pas de budget (l’éternelle excuse à vous arracher les larmes des yeux tellement ils sont pauvres et sans ressources), ils n’avaient pas à se servir sans permission, c’est tout ! Bien sûr, vous pouvez modifier votre attitude et vous montrer compréhensif ou intraitable en fonction de leur réaction. Restez raisonnable quant à la somme réclamée. On ne peut pas peler un caillou.

Si vous avez affaire à une entreprise, un site commercial ou à un prestataire de service payant style école de danse, agence de voyage, agence immobilière, voyance, massage, bien-être et thérapie en tout genre alors là pas de pitié ! Vous réclamez le paiement de vos droits d’auteur majoré d’une indemnité comme dommage et intérêts.

S’il s’agit d’un journal ou d’un éditeur, c’est encore plus simple puisque la preuve est indiscutable. Réclamez 2 à 3 fois le prix de publication normale. Ce tarif dépend du format de la photo par rapport à la pleine page, de sa situation dans le journal (couverture ou intérieur), du tirage du journal çàd de nombre d’exemplaires mis sur le marché.

5) Quels montants réclamer ?

Basez-vous sur les tarifs en vigueur dans votre pays. Pour cela, adressez-vous à une société d’auteurs. En Belgique, par exemple, la Sofam et la Sabam publient les tarifs sur leur site. Tenez compte que nous sommes un petit pays et que les tarifs sont plus élevés en France et encore plus élevé en Suisse.

En cas de violation de droits d’auteur, la Sofam préconise les indemnités suivantes en plus du paiement du tarif de base avec un minimum de 123,95 Euro par reproduction :

  • 200% du prix de base en cas de reproduction sans autorisation préalable
  • 100% du prix de base au cas où le nom de l’auteur n’est pas mentionné
  • 300% du prix de base si la photo est signée d’un autre nom que celui de son auteur
  • 200% du prix de base si la photo a été modifiée, recoupée ou transformée

Toutes ces indemnités sont cumulables donc si votre photo a été publiée sans votre accord et sans votre nom ou si par exemple l’entreprise a recoupé votre photo pour effacer votre signature pour mettre la sienne. Le montant à réclamer sera 300% + 200% soit 5x le prix normal de la photo.

6) En conclusion

On dit souvent qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. Essayez toujours la voie diplomatique et l’accord à l’amiable en premier lieu mais soyez prêt à aller jusqu’au bout au cas où vous n’obtiendriez pas satisfaction. Cela vous mettra dans un état d’esprit de confiance en vous que votre interlocuteur percevra imperceptiblement à travers des signaux invisibles.

Pour les poursuites judiciaires, adhérez à une société d’auteur et laissez-les se battre pour vous. Ils se rémunèrent sur les sommes récupérées (20 à 30%) alors ils ont tout intérêt à obtenir un max. De toute façon, ils tentent toujours la négociation avant d’intenter un procès. En fait, ils envoient la facture de vos droits d’auteur et indemnités calculés sur base de leurs tarifs. Et si procès il y a, c’est pour facture impayée. Il est très rare d’en arriver là, les sociétés commerciales et les éditeurs détestant la mauvaise publicité.

S’il y a des personnes représentées sur vos photos ou des enfants, les risques pour le contrefacteur sont même énormes car en plus des droits d’auteur, il aura à verser des dédommagements conséquents pour le droit à l’image des personnes que vous avez photographiées (avec leur accord il va sans dire). Avec les mineurs d’âge, on ne plaisante pas … surtout s’ils sont en maillot. Vous voyez ce que je veux dire ?

Les sociétés de droits d’auteur concluent souvent des accords de réciprocité avec les sociétés d’auteurs des autres pays. Pas de souci donc si votre voleur est à l’étranger. Il n’est pas à l’abri de poursuites. La plupart des pays du monde ont signé la Convention de Berne de 1886 qui régit les droits d’auteurs internationaux.

Ne baissez pas les bras ! Attendez vous à quelque résistance de la part de vos interlocuteurs peu disposés à mettre la main à la poche tant qu’ils ne s’y sentent pas obligés. Vous aurez droit à une kyrielle de prétextes en tout genre et d’excuses bidons. Face à cette mauvaise foi ou parfois même cette bonne foi candide et innocente mais qui viole la loi et vos droits, maintenez le cap. La loi est de votre côté. Ils finiront par casquer.

Pour vous encourager, sachez que j’ai toujours obtenu satisfaction même s’il a fallu pour ça me battre avec acharnement par email interposé. Il n’y a qu’avec The Seoul Times, magazine en ligne coréen et une boutique en ligne américaine que je n’ai pas obtenu les dédommagements réclamés mais au moins les photos ont été retirées illico. Ils savaient bien ce qu’ils risquaient …

A lire comme complément d’info : le blog Piratagir entièrement consacré au sujet. Ce confrère photographe recommande de facturer d’office avant toute discussion et il explique pourquoi. Très bonne idée ! Je l’ai testée et ça marche. Si vous n’avez pas de registre de commerce et donc n’êtes pas en mesure de faire une facture, une note de droits d’auteur suffit.

Bon courage !

Droits d’auteur pour les nuls

Posté par francevoyage le 20 septembre 2008 - 20:02

Comme mille autres l’ont fait avant moi, je tiens ici à résumer le principe des droits d’auteur avec des mots simples et compréhensibles pour tous.

Nul doute que ceux qui en auraient le plus besoin ne me liront pas et préfèreront faire semblant d’ignorer la loi pour continuer à voler le bien d’autrui sans vergogne mais je gage que la majorité des internautes sont de bonne foi et ne connaissent pas toujours la signification du petit c entouré d’un cercle qui est apposé en bas des pages ou sur les photos ni ce que cela implique.

Pour vous, donc, gens de bonne foi, pour vous photographes amateurs ou professionnels, voici l’explication du fameux © suivi du nom de l’auteur.

Comme les photographes le constatent souvent à leur dépend, mettre ses photos sur internet, c’est s’exposer à se les faire voler. Et plus ces photos reçoivent de visiteurs, plus le risque s’accroît. Certains considèrent qu’Internet est un gigantesque marché ouvert où ils peuvent se servir gratuitement et utiliser le fruit de votre travail sans rien vous demander ni vous devoir.

C’est évidemment une erreur. Chaque photographe, en tant qu’auteur des images, est l’unique propriétaire de ses créations et possèdent des droits appelés droits d’auteur qui se composent de droits patrimoniaux et de droits moraux.

Droits patrimoniaux

Les droits patrimoniaux concernent l’aspect économique des droits d’auteur et sont :

  1. le droit de reproduction (copyright)
  2. le droit de communication au public

Cela signifie que seul l’auteur a le droit de reproduire son oeuvre ou d’en autoriser la reproduction sous quelque forme que ce soit et lui seul décide de communiquer son oeuvre au public.

Pas question donc de copier des photos sur internet et de les mettre sur votre propre site ou dans une publication sans l’accord de leur auteur, même si vous lui faites l’immense honneur de mentionner son nom (ton ironique ! voir le droit de paternité plus bas).

Imprimer, télécharger, faire une copie d’écran, tout cela constitue des formes de reproduction et implique l’accord préalable du photographe. De même, pour faire un montage à partir de plusieurs images, pour inclure une photo dans un diaporama ou une vidéo et même pour peindre un tableau d’après une photo, vous devez obtenir l’autorisation préalable de l’auteur.

Bien souvent, celui-ci se montrera coopératif pour peu qu’on ait eu la courtoisie de lui demander et vous accordera son autorisation gracieusement ou moyennant finance en fonction de l’usage que vous comptez faire de ses images.

En effet, les droits patrimoniaux sont monnayables. L’auteur peut accorder des licences pour un usage bien précis. Il concède alors un droit de reproduction de son oeuvre mais en reste l’unique propriétaire. C’est une location en quelque sorte.

Une location où le locataire n’a pas le droit de sous-louer le bien concédé çàd qu’il ne peut pas transférer à un tiers la licence qui lui a été accordée, ni accorder lui-même d’autorisation de reproduction à la place de l’auteur ni apposer son nom précédé du © sur la photo.

Il faut obligatoirement repasser par l’auteur pour toute nouvelle demande d’autorisation. Idem si le locataire veut faire un autre usage de la photo que celui prévu au départ. Il doit recontacter le proprio pour négocier une extension de sa licence.

Droits moraux

Les droits moraux sont liés à la personne de l’auteur et sont inaliénables. Ils durent toute la vie de l’auteur et perdurent 70 ans après sa mort. Ils sont :

  1. le droit à la divulgation : seul l’auteur décide quand son oeuvre est achevée et prête à être divulgée au public.
  2. le droit à la paternité : l’auteur a le droit de revendiquer (ou de refuser) la paternité de son oeuvre çad qu’il peut exiger (ou refuser) que son nom soit mentionné sur la photo ou à côté de celle-ci. Ce n’est pas une fleur accordée à l’auteur que de mentionner son nom, c’est une obligation ! Les paparazzis quant à eux préférent pour des raisons évidentes que leur nom reste secret. C’est leur droit aussi.
  3. le droit au respect et à l’intégrité : l’auteur peut s’opposer à toute déformation, changement, trucage, montage, recoupage de ses photos.

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Bien sûr pour être considérée comme une oeuvre et donc être protégée, une photo doit remplir une condition : elle doit être originale … Hein ? Kesako ? Comment évalue-t-on l’originalité d’une photo ?

Selon le texte de loi, une photo est ‘originale’ lorsqu’elle est le résultat d’une « création intellectuelle propre à son auteur » çàd qu’elle doit résulter d’un effort intellectuel et qu’elle doit être marquée par la personnalité de l’auteur. Il faut donc qu’il y ait mis sa touche personnelle. Cette condition est remplie dès qu’il y a eu choix du cadrage, choix des paramètres de la prise de vue, choix de l’objectif, choix de la lumière, choix de l’instant du déclenchement, choix de la composition …

Moralité, les photos prises automatiquement par un satellite ou un avion sans qu’un humain n’ait poussé sur le bouton ne sont pas des oeuvres protégées. De même que les photos faites par accident par votre animal domestique.

Considérez par conséquent que toutes les autres photos, surtout si elles sont belles, ont un auteur et que celui-ci risque un jour de vous demander des comptes si vous utilisez sa photo sans son autorisation. C’est son droit et vous n’aurez pas d’autre alternative que de payer le prix qu’il réclamera !

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Enfin, sachez qu’une photo est protégée même si elle n’arbore par le sigle © suivi du nom de l’auteur et de l’année. Les droits d’auteur sont acquis dès la création de l’image sans qu’il y ait la moindre formalité à remplir. Et ceci concerne aussi bien les photographes amateurs que les professionnels ainsi que les graphistes, dessinateurs, peintres, sculpteurs, cinéastes, écrivains …

Les sites qui vous proposent d’enregistrer ou « déposer » vos oeuvres ne sont pas indispensables pour un photographe contrairement à ce qu’ils aimeraient vous laisser croire. Ils servent juste à faciliter vos revendications futures devant un tribunal. La seule preuve à apporter en cas de violation de vos droits, c’est que vous êtes bien l’auteur de l’image. Et cela se prouve par la possession du négatif, de la diapositive (oui je sais, cela fait partie d’une époque révolue mais il y a eu de merveilleuses photos produites sur support de cellulose autrefois ;-), du fichier raw ou du jpeg original, non retouché avec les exif.

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Dans d’autres articles à venir, je vous parlerai du recours en cas de violation de copyright, des moyens de se prémunir contre les vols, d’un moteur de recherche révolutionnaire pour retrouver vos photos volées, de la différence entre photos libres de droits et photos en droits gérés, du droit à l’image et de « comment rédiger une licence ».

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Dernière chose : Comme le texte de cet article a nécessité un effort intellectuel intense de ma part et est fortement marqué par la personnalité de son auteur, c’est donc une oeuvre originale protégée par les droits d’auteur ! Cependant, dans le but d’instruire les masses ignorantes qui hantent le net, j’autorise sa reproduction en intégralité ou en partie du moment que l’auteur (bibi) et la source (l’url de mon blog) soient cités ;-)

France Demarbaix (c’est bibi)

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Lecture chaudement recommandée en complément de cet article : www.copypix.be

Sortie du premier album de Free Launch

Posté par francevoyage le 16 septembre 2008 - 22:39

Free Launch est un groupe de rock/metal belge dont je suis fan depuis plus de 10 ans car leur claviériste est mon ami Paul. La petite touche electro, les bruitages qui apportent un réel plus aux morceaux, c’est lui ! En plus, j’ai découvert que le chanteur était né exactement le même jour que moi, ce qui en fait mon frère jumeau astral. Pas étonnant qu’on ait les mêmes goûts : Metallica, Linkin Park …

Les membres de Free Launch ont déjà une longue expérience de la scène et des concerts. Les grands moments de leur histoire furent leur participation au festival de Nandrin en 2004 et au Yernawe Rock Festival en 2005, où ils sont passés juste après Jeronimo.

Aujourd’hui, le groupe vit un tournant important et a deux nouvelles à nous annoncer : une bonne … et une moins bonne.

La bonne tout d’abord :

Le premier album de Free Launch est en phase de mastering. Il contiendra 13 titres, dont une reprise de Michael Sembello « Maniac ». Cet album est le fruit de plusieurs années de travail, de sélection des meilleurs titres figurant sur les précédentes demos et de nouvelles créations.

Pour vous donner un avant goût, Maniac est téléchargeable à cette adresse pour un temps limité (en version non masterisée).

couverture de l'album Human Contradiction

Sortie prévue : début octobre.

La moins bonne nouvelle :

Philippe, le « charismatique chanteur » est parti vivre à l’étranger (ndlr : vous voyez bien qu’on a des goûts communs ;-). Le groupe cherche donc un successeur. Si la place vous intéresse ou si vous connaissez un chanteur esseulé, n’hésitez pas à envoyer un e-mail à l’adresse info@freelaunch.net

Le profil « idéal » de l’individu :

  • Sexe : masculin ou féminin
  • Orientation musicale : metal et/ou rock (nous avons testé des chanteuses au style « lyrique » mais ça ne colle pas avec FL)
  • Un minimum d’expérience ou un peu d’extraversion « naturelle »

Les répétitions ont lieu sur Bruxelles.

Nouveau blog créé avec WordPress

Posté par francevoyage le 12 septembre 2008 - 4:52

Après un mois d’existence, à peine, mon premier blog a dû subir un remaniement complet.

En effet, l’outil de création de blog offert par mon hébergeur one.com a vite montré ses limites puisqu’il ne permettait pas l’archivage, ni la mesure de statistiques, ni l’ajout de pages, de liens ou de compteurs de visites, ni l’accès à la base de données. C’était bien pour débuter mais j’avais besoin de plus de possibilités et de liberté.

Mais quel blog choisir ? Un de ces blogs gratuits qui en profitent pour envahir vos pages de pubs qui ne vous rapportent pas un rond ? Ceux dont les conditions générales stipulent insidieusement que vous leur octroyez une licence d’utilisation gratuite, à vie et irrévocable de votre contenu et de vos photos ? Merci bien, très peu pour moi.

La solution m’a été inspirée grâce à un commentaire laissé par Laurent sur la journée à Canterbury. En allant visiter son blog créé avec WordPress, je l’ai trouvé super chouette et correspondant tout à fait à mes souhaits. Pas besoin d’aller chercher plus loin, j’avais trouvé mon bonheur.

Si depuis une semaine vous pensiez que je négligeais mon blog, il n’en était rien. J’y travaillais activement mais dans des profondeurs invisibles à l’oeil nu ;-)

WordPress s’installe très facilement chez tout hébergeur offrant le langage php et une base de données MySQL. Cette plateforme CMS (Content Manager System) permet aux non-initiés de profiter d’un éditeur de contenu très puissant sans rien connaître au langage php ni aux bases de données.

Mais comme j’aime bien comprendre comment cela fonctionne et ajouter ma touche personnelle, j’ai été fourrer mon nez dans le code, modifiant l’apparence du thème d’origine de manière méconnaissable en changeant la feuille de style css pour garder une unité et un air de famille avec le reste du site www.photovoyage.org

Comme mon hébergeur n’a pas non plus prévu la possibilité d’exporter le contenu de mon ancien blog (textes, photos et commentaires), j’ai dû tout recréer manuellement avec des copier-coller puis aller changer les dates dans la nouvelle base de données pour remettre les dates d’origine. Ce sont de petits détails auxquels je tenais.

Ce passage de l’un à l’autre m’a donné l’occasion de replonger les mains dans le cambouis (comprenez le php, les bases de données mysql et les feuilles de style pour un web développeur), ce qui n’est pas plus mal.

Si vous aussi voulez créer votre propre blog, pas d’hésitation, c’est WordPress qu’il vous faut !