Retrouver ses photos volées avec TinEye
Posté par francevoyage le 8 janvier 2009 - 17:45 | Catégorie: astuces internet.
Cela fait quelque temps que je vous parle d’un moyen efficace pour retrouver les photos volées. Fini le suspens ! Je vous présente TinEye, un nouveau moteur de recherche d’images qui va révolutionner la vie des photographes et secouer les “mauvaises” habitudes des internautes qui copient et publient des photos sur internet sans l’accord des auteurs en se disant qu’ils ne tomberont jamais dessus.
Ce qui est révolutionnaire, c’est qu’au lieu de chercher une image par mot clé, vous lui soumettez une photo et TinEye retrouve toutes les copies et variantes présentes sur le web.
Désormais, les pilleurs du web ne seront plus à l’abri, même s’ils ont pris soin de ne pas mentionner le nom de l’auteur, de ne pas faire de lien vers son site et même s’ils ont redimensionné, recadré, transformé, retouché, modifié ou recoupé l’image.
Pour l’instant, TinEye en est à la version béta mais sa puissance est déjà spectaculaire. Il balaie 1.01 billions (1010 milliards!) d’images en moins d’une seconde pour en extraire toutes les correspondances avec la photo que vous lui avez soumise. Ce n’est pas possible diront les sceptiques. Comment ça marche demanderont les autres.
En fait, TinEye ne stocke aucune image. Il explore le web comme un robot, analyse la structure des photos, en extrait par une formule mathématique complexe (algorithme) une signature digitale qu’il indexe dans sa base de données avec le nom du fichier image et sa source. Chaque photo fournie est analysée et la signature digitale qui en résulte comparée à celles indexées dans la base de données.
Si TinEye trouve une correspondance, il affiche les résultats sous forme de vignettes avec un lien vers l’image et vers le site où elle est affichée et ce même si la photo a été recadrée, redimensionnée ou modifiée. Génial, non ? Voir une petite démo.
Pas d’inquiétude avec les droits d’auteur dans ce cas-ci, Léonard est mort depuis plus de 70 ans ;-) Par conséquent, ses oeuvres sont tombées dans le domaine public.
Pour utiliser TinEye, il faut tout d’abord créer un compte. Ensuite, vous pourrez soumettre les images une par une, soit en les uploadant depuis votre PC (temporairement) sur TinEye soit en fournissant leur adresse url. Il existe aussi un plugin qui permet, une fois installé, de rechercher les images directement à partir de votre navigateur Internet Explorer ou Firefox. Clic droit sur la photo à rechercher, sélectionnez le menu “Search Image on TinEye” et vous avez les résultats qui s’affiche dans une nouvelle fenêtre.
TinEye permet aussi de retrouver un logo, le sigle d’une marque déposée, un personnage de BD, un tableau, la couverture d’un livre, d’un CD … Cet outil précieux dans la lutte contre le vol d’images et la contrefaçon peut aussi permettre de retrouver l’auteur original pour lui acheter les droits de reproduction ou une version plus grande et de meilleure qualité.
TinEye ne retrouve pas encore toutes les images car il lui reste une grande partie du web à explorer. Il se peut même que les photos originales sur votre site ne sortent pas dans les résultats. Mais TinEye s’emploie jour après jour à indexer la partie immergée de l’iceberg. J’ai ainsi déjà pu découvrir 3 photos volées et lancer les poursuites.
Je suppose que quand ce moteur aura exploré et indexé un grand pourcentage du web, la version définitive deviendra payante. Peut-être qu’alors il sera aussi possible de lui soumettre un lot de photos à tester plutôt qu’une image à la fois. Quoiqu’il en soit, cet outil suscite déjà un vif intérêt auprès des photographes et des sociétés d’auteur.
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En attendant, pour retrouver les autres photos volées, vous pouvez toujours recourir aux bonnes vieilles méthodes :
• le hasard … qui fait parfois bien les choses comme le dit le célèbre dicton.
• la dénonciation (oh le vilain mot) parlons plutôt de “bouche à oreille” ou de solidarité entre photographes.
• une recherche avec Google et consorts sur votre “nom prénom” et “prénom nom” pour voir ce qu’il en sort.
• une recherche de mots clés avec Google Image. Ma recherche sur le mot “tango” fut très très fructueuse dernièrement.
• la consultation des statistiques pour voir quel site fait un lien vers le vôtre. Sait-on jamais, vous découvrirez peut-être un internaute presque honnête qui a cité sa source. Oui ça arrive ! J’en ai eu ! Ils sont à moitié pardonné de ne pas avoir sollicité l’autorisation préalable. Mais à moitié seulement !
• une alerte Google qui vous envoie un email dès que les mots clés que vous surveillez apparaissent sur une page.
• une recherche sur des bouts de phrase ou les légendes de vos photos (entre guillements) peuvent aussi donner des résultats très intéressants. On découvre ainsi des textes volés et parfois les photos qui vont de pair.
• une recherche de hotlinks çàd de sites affichant vos images en venant les pomper directement sur votre serveur. C’est pas de la copie mais du vol de bande passante et c’est illégal aussi. Je vous renvoie vers le blog de Cédric Girard qui vous expliquera tout. Son site est d’ailleurs un excellent complément à cet article.
Pour conclure, si grâce à tous ces trucs et astuces vous retrouvez une de vos photos publiée sur un site sans votre autorisation, il vous reste à lire l’article recours en cas de violation de copyright
9 janvier 2009 à 15:12
Ah, le voilà ce site!
Allez hop, j’envoie ça à mes amis photographes (avec renvoi sur ce blog pour les explications, évidemment!)
2 novembre 2009 à 2:19
J’ai essayé TinEye, mais sans succès (même en prenant des copies de photos en page d’accueil de sites fréquentés), alors pour ses photos … C’est sûr que ca marche ?
23 novembre 2009 à 22:28
J’ai essayé TinEye et j’ai trouvé 18 entrées pour une de mes photos alors que je ne l’ai meme pas mise sur mon site …je ne comprends pas …
25 novembre 2009 à 0:52
Soit ce n’est pas votre photo mais une qui lui ressemble très fort soit c’est un de vos clients ou amis qui l’a mis en ligne sur un autre site (facebook, flickr, picasa …) où elle n’était pas protégée et a été reproduite à qui mieux mieux.